La candidate socialiste en faveur d'un «projet de loi» sur le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe...

La candidate socialiste en faveur d'un «projet de loi» sur le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe...
Dans un courrier adressé à l'Inter-LGBT, Ségolène Royal répond à quelques premières questions qui lui avaient été adressées dès le lendemain de son investiture comme candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle nous apprend l'inter-associative via un communiqué.

Dans le cadre de la campagne interne d'investiture du candidat socialiste pour les présidentielles, l'association Homosexualités Et Socialisme (HES) avait soumis aux trois candidats un questionnaire. Dans l'ensemble, la réponse de Ségolène Royal aux militants LGBT socialistes s'était limitée à une lettre de bonnes intentions qui tout en reprenant les propositions du parti sur ces questions laissait planer le flou quand à une réelle volonté personnelle de s'engager sur ces questions voire limitait la portée de ses engagements quant à la méthode à adopter, au calendrier et une éventuelle subordination à des évaluations, appels participatifs, méthode des petits pas en filigrane.

Aussi les associations avaient interrogé la candidate proclamée sur les moyens institutionnels qu'elle compte mettre en oeuvre pour aboutir à l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe. La candidate a confirmé à l'Inter son «engagement à procéder à cette importante réforme par la voie d'un projet de loi et de la conduire avec détermination afin de convaincre une majorité de Français de son bien-fondé». La candidate avait maintenu le flou sur la forme de la réalisation de ces deux propositions incluent dans le projet socialiste pour les présidentielles ce qui avaient conduit les associations à lui demander une clarification concernant la procédure qu'elle entendait suivre en cas de victoire du parti de gauche.

En outre, Ségolène Royal a rappelé dans sa missive «son accord avec le fait qu'une réévaluation de la loi de bioéthique soit opérée au regard de la demande d'accès des couples de femmes à l'assistance médicale à la procréation», reprenant également à son compte les engagements pris par François Hollande, le Premier secrétaire du PS, sur les conditions de changement d'état civil pour les personnes trans, de façon « à faire coïncider assez rapidement identité de genre et identité légale «.

Pour l'Inter-LGBT, ces clarifications constituent «une base solide et positive pour des échanges plus approfondis, sur l'ensemble des questions liées aux discriminations fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre. L'Inter-LGBT souhaite engager un tel dialogue avec tous-tes les candidat-e-s déclaré-e-s (à l'exception de ceux de l'extrême droite), afin de connaître et faire connaître dans le détail l'ensemble de leurs engagements».

Longtemps hostile à toute avancée sur les questions LGBT, Ségolène Royal a depuis fait sa révolution sur ces sujets, de manière opportuniste pour certains en parallèle à sa candidature, sincère pour d'autres qui estiment que sa réflexion l'a conduit à changer de positions.

Après d'extrêmes précautions langagières, Ségolène Royal semble enfin avoir pleinement pris position sur les questions LGBT. Demeurera maintenant, en cas de victoire, à voir le calendrier de réalisation de ces engagements pour juger, à l'aulne des faits, la force des engagements de la candidate PS.

# Posté le vendredi 12 janvier 2007 19:19

Joyeux noël

Joyeux noël
Je vous souhaite à tous un joyeux noël 2006 , merci pour vos visite de plus en plus nombreuse et de l'intérêt que vous portez à ce blog.

# Posté le lundi 25 décembre 2006 07:27

Ségolène Royal : "N'ayons pas peur des idées neuves"

Ségolène Royal : "N'ayons pas peur des idées neuves"
Pour son premier discours de candidate officielle du Parti socialiste, vendredi 17 novembre, à Melle (Deux-Sèvres), Ségolène Royal s'est choisi un slogan de campagne affiché sur son pupitre et lu en prélude à son intervention : "Le progrès pour tous, le respect pour chacun". "La politique doit changer", a-t-elle déclaré, elle "doit être attentive aux leçons que le peuple donne". Au lendemain du vote des militants socialistes qui ont désigné Mme Royal à une large majorité pour les représenter à l'élection présidentielle de 2007, c'est bien le sentiment d'un bouleversement qui prévaut au PS ; la conviction qu'une page de son histoire se tourne avant même le congrès d'investiture prévu le 26 novembre.



Toute la journée, vendredi, les messages de félicitations ont afflué à Melle. Le chef du Parti socialiste espagnol et celui des Démocrates de gauche (Italie) ont appelé, tandis que le Britannique Gordon Brown, le rival de Tony Blair, cherchait le moyen d'envoyer un télex. Battus, les deux rivaux de Mme Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, ont également laissé, l'un dès jeudi soir, l'autre le lendemain matin, des messages. Mais, en fin de journée, vendredi, elle ne les avait toujours pas rappelés.

Mme Royal, qui compte entrer sans tarder en campagne présidentielle, devrait bientôt réunir les vingt présidents de région socialistes, à qui elle entend confier un rôle pivot. "Décentralisée", "participative", la campagne de la candidate sera, selon l'un de ses proches, Patrick Mennucci, l'"anti-campagne Jospin". Dès vendredi, le site Internet Désirs d'avenir s'était transformé. Au premier clic, une image de Mme Royal accompagnée d'un cadre pour s'inscrire apparaît sous l'interpellation "Participez à la campagne de 2007 !". La direction du PS, qui a prévu de faire des travaux au siège du parti, se prépare aussi. Mais Mme Royal n'a encore donné aucune indication sur l'organisation et la composition de son équipe, plaçant ainsi le parti et les ex-aspirants à la candidature dans une situation de flou total quant à leur sort.

Arrivé troisième de la primaire, Laurent Fabius a fait le point vendredi matin avec son fidèle soutien, le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone. "Tu vas voir, la première question des journalistes va être : "Fabius est mort", a ironisé l'ex-candidat. Faisons le point sur toutes les fois où cela est arrivé." Les deux hommes en sont arrivés à cette conclusion chiffrée : "Six." Plus tard, à l'Assemblée, devant la presse, M. Fabius a salué la victoire de Mme Royal : "Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes", a-t-il déclaré. "J'y suis évidemment prêt", afin, a-t-il précisé, de défendre le projet socialiste, dont il s'était fait le porte-parole.

Dominique Strauss-Kahn, lui, se fait à l'idée d'être pour la première fois minoritaire dans le PS et compte développer un courant, fondé sur sa ligne sociale-démocrate.

Ses proches estiment, en effet, que le désaveu infligé à Laurent Fabius est susceptible de modifier l'équilibre politique du parti. "Le non au référendum n'était pas "de gauche" mais populaire, populiste", souligne un proche de "DSK", estimant que Mme Royal a su "capter" ces "peurs" en faisant de la "thématique sécuritaire" l'un des axes de sa campagne.

Dans l'après-midi, M. Strauss-Kahn a lu une déclaration depuis son QG de campagne. Après avoir félicité Ségolène Royal pour "son beau résultat" et assuré que le PS était "d'ores et déjà rassemblé", il a évoqué sa volonté de "continuer de faire valoir une orientation social-démocrate qui n'avait jamais été portée avec cette force et cette netteté dans le parti".


RIEN À NÉGOCIER


L'écrasante victoire de Ségolène Royal ne laisse toutefois guère de marge de manoeuvre aux strauss-kahniens. "Elle a apporté des réponses aux couches populaires, mais pas toutes les réponses", notamment sur l'économie et les questions sociales, relève le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, en précisant aussitôt que les partisans de Dominique Straus-Kahn "n'ont pas pour objectif de dicter sa campagne".

"Le général, c'est Ségolène Royal. C'est elle qui fixe l'ordre du jour aux armées", ajoute-t-il. Quant à "poser des conditions" - concernant la composition d'un éventuel gouvernement en cas de victoire en 2007 -, ce serait "malhabile et malvenu". Forte de son score, Mme Royal a déjà prévenu qu'elle n'avait rien à négocier.

# Posté le samedi 18 novembre 2006 15:42

Ségolène Royal : “Devoir de victoire”

Ségolène Royal : “Devoir de victoire”
Voici le texte intégral de la profession de foi de Ségolène Royal publiée dans l'hebdo des socialistes du 14 octobre.

Chères, chers camarades,

Au moment où je soumets ma candidature à vos suffrages, je voudrais vous dire à quel point je ressens ce mélange de gravité et de bonheur.

En effet, si vous en décidez ainsi, vous me confierez la plus belle des missions, celle d'incarner le changement et l'ardent devoir de victoire, en donnant aux Français un désir d'avenir.

Ce sont les socialistes qui peuvent accomplir l'audacieuse révolution de porter une femme à la tête de l'Etat et de parachever ainsi leur idéal de parité et de modernité.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Beaucoup de Français ont le sentiment de ne plus être ni écoutés ni compris. La rénovation des méthodes, l'exigence d'écoute et de participation, les réformes précises et crédibles, les réponses apportées aux inquiétudes des catégories populaires détermineront non seulement le résultat pour gagner, mais surtout la confiance pour réussir.

Forts de nos convictions socialistes, nous sommes capables de rassembler toute la gauche et de mobiliser les Français.

Nous croyons, nous socialistes, que la globalisation financière appelle le renforcement de l'Etat : c'est la droite qui fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics.

Nous croyons, nous socialistes, que l'angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité : c'est la droite qui, par ses choix, fabrique de l'insécurité sociale.

Nous croyons, nous socialistes, que la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales n'est pas une fatalité : c'est la droite qui affaiblit la République et porte atteinte au pacte social et à la laïcité.

Nous croyons, nous socialistes, que l'arrogance de gouvernement, le mensonge d'Etat et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité : c'est la droite qui fait le choix de l'autoritarisme, de la confusion et de l'irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique.

« Refuser le cercle de fatalité, le cercle de fer » disait Jaurès. C'est d'abord cela, le socialisme : s'arracher à la pesanteur des habitudes, porter une exigence de justice et de transformation sociale, garder au c½ur une révolte vive.

Avant d'embrasser l'idéal socialiste, chacune et chacun d'entre nous s'est élevé contre une injustice qui lui semblait insupportable. Notre passion de l'égalité se nourrit de la flamme de ces refus.

Pour moi, ce fut le rejet de la place assignée aux femmes par la tradition qui m'a ouvert les yeux et a forgé à jamais mon engagement. De la maîtrise par la femme de son corps jusqu'au combat encore inachevé pour l'égalité professionnelle et politique, sans oublier le sort fait aux femmes asservies dans trop de pays du monde, ce combat illustre tous les autres. Mon adhésion au socialisme s'est aussi nourrie du spectacle révoltant d'une hiérarchie sociale où le privilège de quelques-uns l'emportait sur le droit de tous.

Et ce double refus m'a amenée à la certitude que l'émancipation passait par l'école et par la lutte jamais achevée pour une juste répartition des richesses.

Me présentant à vos suffrages, je crois honnête de vous dire quelques mots de ce que m'a appris l'expérience politique.

Je n'oublierai jamais l'allégresse de la campagne de 1981. J'ai eu la chance d'y participer, puis de travailler à l'Elysée tout au long du premier septennat de François Mitterrand.

Elue députée sans discontinuer depuis 1988 d'une circonscription rurale, je me suis battue pour l'égalité des territoires, affrontant le poids des conservatismes.

Dans mes fonctions ministérielles, je crois avoir démontré ce que signifie la morale de l'action et de l'efficacité.

Ministre de l'Environnement, j'ai agi avec fermeté contre les lobbys (loi sur l'eau et sur les déchets), mené des négociations âpres, notamment au Sommet de la Terre de Rio, et déjà soutenu les énergies renouvelables.

A l'Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l'accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l'intégration des enfants handicapés.

A la Famille, j'ai refondé une politique de gauche, réformé l'accouchement sous X, reconnu l'association des parents gays et lesbiens et favorisé la parité entre les deux parents, avec le congé de paternité.

Présidente de Région, après avoir battu l'équipe de Jean-Pierre Raffarin, j'agis avec une majorité de gauche pour renforcer les solidarités, libérer les énergies et faire vivre une démocratie participative. Et j'en tire chaque jour la conviction qu'il faudra aller jusqu'au bout de la décentralisation.

Aujourd'hui, nous avons un grand rendez-vous démocratique.
Je sais la dureté du combat qui s'annonce.
Je ne la crains pas.
Car, je mesure l'espérance qui se lève dans le pays.
J'ai confiance dans notre capacité à joindre nos forces et à rassembler la gauche.
Ensemble, nous mériterons la confiance des Français et nous accomplirons ce changement profond qu'ils attendent : un pays créatif et accueillant à tous les siens et fier de sa diversité ; un Etat au service des citoyens garant d'un ordre social juste et de sécurités durables.

Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C'est notre projet, c'est notre bien commun.

De toutes les perspectives exigeantes qu'il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions :

- Pour l'emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d'achat car la justice sociale n'est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la recherche et l'innovation, en choisissant résolument l'excellence environnementale, riche d'activités et de métiers nouveaux.

- Pour le pouvoir d'achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c'est qu'avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place.

- Pour l'école : l'égalité réelle, c'est de tenir pour tous les élèves la promesse républicaine de réussite. C'est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c'est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C'est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l'augmentation de la présence adulte dans les établissements. La France doit aimer tous ses enfants, d'où qu'ils viennent, où qu'ils aient grandi, dans la diversité de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me résignerai jamais à regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu'il ait fait, comme perdu à jamais. Il nous revient, à nous adultes, de leur rendre la confiance lorsqu'ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu'ils dévissent. Fermement et affectueusement.

- Pour l'excellence environnementale : je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète, la gestion de l'eau, la priorité aux énergies renouvelables, le développement des transports propres, le traitement des déchets et la mise en place d'une véritable fiscalité écologique.

- Contre la violence : nous devons être lucides et implacables contre toutes les délinquances et contre toutes les causes qui conduisent aux comportements délinquants. Ce sont nos concitoyens les plus démunis qui en sont les principales victimes ; ceux qui souffrent ne doivent plus être abandonnés à leur sort.

Avec vous, je veux une France qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.

Quels qu'aient été nos votes lors du referendum de l'an dernier, nous voulons une Europe plus concrète, plus protectrice, et donc moins libérale : une fiscalité écologique, un vrai gouvernement économique qui ne soit plus soumis à la Banque centrale européenne, une régionalisation de la PAC, une réforme du Pacte de stabilité.

Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l'exemple, pour construire ainsi, également, une politique d'immigration partagée.

Pour assurer le succès de notre projet, nous avons besoin d'une nouvelle République qui s'appuie sur une démocratie représentative rénovée, et la fin du cumul des mandats, sur une démocratie plus participative, et sur une décentralisation aboutie. Décider aujourd'hui, et notamment au plus haut niveau de la République, c'est assumer pleinement sa responsabilité, partager le pouvoir, l'organiser démocratiquement et reconnaître à chacun un droit égal à s'occuper des affaires communes.

Voilà ce que je vous propose de réaliser ensemble.

Voilà le sens du combat que je suis prête à conduire avec vous.

Fidèlement.

Ségolène ROYAL

Le site internet de Ségolène Royal : http://www.desirsdavenir.org

source: cliqué ici

# Posté le samedi 28 octobre 2006 19:14

Ségolène 2007

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# Posté le mardi 26 septembre 2006 20:05

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 16:03